Les TMS ne sont pas de simples douleurs passagères. Ils pèsent lourdement sur la santé des salariés comme sur les finances de l'entreprise — souvent bien plus que ce que l'on imagine.
Les TMS ne sont pas juste « des petites douleurs qui passent ». Ils peuvent avoir des conséquences lourdes, autant pour les salariés que pour l'entreprise.
Pour les salariés : le mal de dos est la première cause qui empêche de continuer à travailler avant 45 ans. Et presque 1 TMS sur 2 laisse des séquelles durables, avec un vrai risque de devoir changer de métier, voire de perdre son emploi. Aujourd'hui, 3 arrêts de travail sur 10 sont liés à un TMS, et 1 accident du travail sur 5 est lié au dos.
Source : ameli.fr, 2024
Beaucoup de dirigeants sous-estiment ce coût, parce qu'il est en grande partie invisible. Il y a d'abord un coût direct : plus une entreprise a de TMS reconnus, plus ses cotisations augmentent. Mais le coût indirect est encore plus important, environ 5 fois plus élevé selon l'Assurance Maladie. Il vient des absences répétées, de la baisse de motivation, de la désorganisation, de la perte de productivité, et parfois d'une image dégradée de l'entreprise.
Quelques repères concrets : un arrêt de travail pour un accident lié au dos dure en moyenne 3 mois. Chaque année en France, ce sont plus de 20 millions de journées de travail perdues à cause des TMS. Et 1 indemnité journalière sur 5 versée par l'Assurance Maladie l'est à cause d'un TMS.
Source : ameli.fr, 2024